Éditorial

Avec la fin du mois sacré de Ramadan, et la fin de l’été — leur concomitance cette année a exacerbé la faiblesse de nos rendements et notre propension naturelle à la nonchalance — nous pouvons dire que l’on s’achemine, enfin, vers la vraie rentrée. Sur le plan politique, la messe est dite. Le lent et éreintant processus des Communales s’achève sur une victoire sans appel du PAM. Sa centralité dans le paysage politique marocain n’est, désormais, contestée ni par ses nombreux amis et alliés zélés potentiels, ni par ses très rares adversaires qui ne sont pas très à l’aise dans la solitude du statut subi d’opposant pas très convaincu qui cherche des ouvertures. L’affaire est pliée et le tunnel qui nous mènera aux Législatives de 2012, sauf accélération du calendrier à cause d’une explosion en vol de la majorité actuelle, ne semble pas propice aux surprises. Le rapetissement de certains partis continuera et le rétrécissement de autres se poursuivra. L’ajustement à la bonne taille du costard de certains leaders : Laensar, Mansouri, etc. continuera également.  Sur le plan économique, les effets de la crise longtemps niée commenceront certainement à s’atténuer.
On y est entré en retard, on en sortira en retard. Etant si peu calés sur le marché financier international, nous continuerons à bénéficier du protectionnisme dérisoire des économies pas encore totalement ouvertes. Au niveau domestique, si la loi de Finances à travers des arbitrages judicieux ne relance pas le logement social, le gouvernement actuel se rendra coupable non pas d’une erreur mais d’une faute grave. Toute mesure qui ne vise pas à  consolider la croissance, et à soutenir son rythme, nous condamnera à un retour en arrière dommageable. Pour le reste, l’obscure tempête médiatique dans un verre d’eau pas très claire occasionnée par le traitement «sensationnel» du Bulletin médical du Roi, continue à faire un peu de bruit. Des clapotis. Il est vrai que le silence mesuré, et respectueux de procédures judiciaires en cours, des vrais professionnels ne donne pas encore totalement le change face à la cacophonie hystérique et au délire mensonger de ceux qui veulent profiter de cette situation pour liquider la presse non partisane.  Mais est-ce raisonnable ?                      

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