Éditorial

Il n’est pas inutile de revenir sur la dernière édition — la troisième du nombre — du MTM (Moroccan Travel Market) qui a eu lieu la semaine dernière à Marrakech. Bien sûr, ce n’est pas, pour l’instant du moins, du poids du salon de Berlin, de Milan ou de Madrid, mais c’est sans conteste notre salon. Très jeune, à dimension humaine, professionnel et attractif. Il a le mérite de préparer l’avenir et de faire entendre notre voix non plus seulement en tant que pays doté d’une solide culture de l’accueil et de l’hospitalité, de pays aux sites et paysages magnifiques ou de «plus beau pays du monde» mais, désormais, comme une communauté professionnelle qui a un discours, une vision et, surtout, une analyse exigeante et critique sur le tourisme. Nous avons, aujourd’hui, voix au chapitre car nous avons une légitimité dans ce domaine et dont nous pouvons être fiers. Que l’initiative du MTM soit imputable à des entrepreneurs marocains du secteur, soutenus par la sphère publique, est en soi une bonne nouvelle. Des opérateurs privés décomplexés qui agissent, et un État serein qui accompagne. Il y a là un modèle qui marche incontestablement et qui peut, dans beaucoup de secteurs, faire des émules. Que les débats qui ont scandé les quatre jours du salon aient été consacrés au développement durable, à l’éco-développement touristique, grâce à l’engagement, intellectuellement construit et professionnellement crédible, de Marco Polo — un think tank français spécialisé dans la réflexion sur le tourisme durable — renseignent également sur la cuvée prometteuse du MTM de cette année. Il est souvent reproché à la presse de ne s’occuper que des trains qui n’arrivent pas à l’heure. Celui-ci, ponctuel, est arrivé à temps. C’est l’exception qui confirme la règle.

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