Éditorial

Comment suivre les progrès de l’intégration, dans leur pays, de nos compatriotes qui reviennent des camps de Tindouf. Ils sont de plus en plus nombreux à choisir le retour. Ils ne sont pas tous des pontes du Polisario ou des apparatchiks de l’administration des camps. Ceux-là, en général, ont les moyens de négocier avec l’Etat leur intégration et n’ont aucun mal à reprendre rapidement,  quand ils le veulent, une vie active utile. Les autres, tous les autres, ont besoin d’être accompagnés dans leur nouvelle vie, de maîtriser leur nouvel environnement, de découvrir leurs droits mais aussi leurs devoirs de citoyens et d’être soutenus pendant un certain temps avant qu’ils ne puissent voler de leurs propres ailes. Il n’est pas évident de passer d’une vie de réfugiés cloîtrés vivant de subsides dans des camps gérés par des forces paramilitaires  à une vie de citoyen jouissant de tous ses droits. On peut comprendre alors que des difficultés d’intégration surviennent mais l’important, pour nous, est de ne pas laisser ces difficultés être exploitées. L’enjeu est, aussi, celui-là sachant que cette situation peut se prêter aussi à pas mal de démagogie, de trafics en tous genres et de surenchères intéressées. Le Maroc serait bien inspiré de créer une structure autonome  — une sorte d’office, établissement public ou de Haut Commissariat — chargée de veiller sur l’orientation, l’intégration, la formation et la «mise à niveau» sociale des Sahraouis de retour. C’est le seul gage pour que l’intégration au profit de tous soit juste, équitable et rationnelle.

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