Éditorial

On a tout dit sur le fait que Marrakech soit une destination phare pour ces vacances de fin d’année. Je vais, moi aussi, rajouter mon grain de sel, pour le principe. Il est vrai, le phénomène est observable depuis des années déjà. Marrakech attire, Marrakech plaît et Marrakech ensorcelle. Cette année, particulièrement, la ville semble être arrivée à maturité comme une destination à haute valeur «émotionnelle». Toutes les prestations de l’hôtellerie internationale sont là, tous les codes du luxe sont là également, les services sont «grosso modo» de qualité et les opérateurs semblent avoir compris les enjeux. L’empreinte de Hamid Bentahar, à la tête du CRT, est visible dans cette mutation de la signature de la ville. Maintenant, Marrakech reste Marrakech et les Marrakchis, toujours aussi hospitaliers, demeurent les principaux artisans de cette réussite sans pareil. Voilà pour la ville. Quant aux visiteurs, et les plus illustres d’entre eux, arrêtons d’en faire des gorges chaudes. Détrompez-vous, ils sont là toute l’année. Ils viennent du monde entier. Les stars du cinéma, de la culture, de la politique, des médias ou du show-business, etc. sont ravies de ne pas être identifiées, reconnues et traitées comme telles. Le plaisir vital de l’anonymat dans un paysage féérique, dans une ville si merveilleuse, n’a pas de prix. Il est, à ce jour, garanti. Bien sûr, il y a Nicolas et Carla, et il y a, toujours, Jacques et Bernadette. Il y a, aujourd’hui, Dominique et Anne— bien qu’ils soient chez eux— bref, ils sont tous là mais ce n’est pas une raison pour faire de la trêve des confiseurs une veillée d’armes présidentielle française. Une idée : pourquoi ne pas inviter Laurent Gbagbo au dîner de la Saint-Sylvestre à Marrakech ? Ça lui fera du bien. Ali Odimba Bongo, le fils de Hadj Omar, qui est déjà sur place, peut s’occuper de l’invitation. Comme cela, pendant que Laurent déstresse un peu dans la ville ocre, ce pauvre Hassan, Ouattara bien évidemment, pourra enfin prendre un peu d’air et sortir de l’Hôtel du golf où les prestations, selon des sources informées, commencent à se dégrader. C’est fou le nombre de chefs d’Etat à qui les peuples veulent offrir des vacances. Les types s’accrochent au boulot comme des dingues. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent.

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