Éditorial

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La création d’un Conseil national de la presse est une initiative louable et ne peut être que bénéfique pour la profession. Le journalisme, comme tant d’autres professions, est, lui aussi, exposé aux dérapages, aux mauvaises pratiques de certains, aux intrus et à d’autres fléaux. La création de cette instance est seule à même de permettre un bon nettoyage de la profession. Cela dit, c’est plus la démarche qui interpelle. L’accompagnement de l’administration, en la personne du ministère de la communication, peut être d’un apport positif dans la réflexion. Mais le projet doit être surtout celui de la profession et approprié par les professionnels eux-mêmes. A défaut, on risque de se retrouver avec une autre coquille vide. D’un autre côté, les parties qui prennent part à ce projet doivent impérativement faire la part des choses et ne pas mélanger leurs casquettes de journalistes et de patrons d’entreprises. Seul prime l’intérêt de la profession et des professionnels et pas celui de personnes, d’organisations ou de groupes de pression. Si ces basiques ne sont pas respectés, tous les efforts faits aujourd’hui ne serviront strictement à rien.

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