Éditorial

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Décidément, la confrontation semble s’installer durablement entre le ministre de la justice, Mustapha Ramid, et les professionnels. Les magistrats, les greffiers et demain on ne sait qui d’autre. En plus de nuire sérieusement aux citoyens, entreprises et au justiciable de manière générale à cause des retards que prennent leurs dossiers, la dégradation des relations entre le ministre et les professionnels aura probablement des retombées négatives sur le grand projet de réforme qui est actuellement en cours. Car dans une telle ambiance, il ne peut y avoir de débat ou de réflexion de fond. A qui la faute alors ? Au ministre connu pour son tempérament de bagarreur hérité du passé d’opposition de son parti ? Ou encore aux professionnels qui pourraient faire dans la surenchère syndicale ? Dans tous les cas, c’est au gouvernement et au ministre en particulier que revient en premier la responsabilité d’instaurer un climat de sérénité et de confiance pour permettre à la réforme d’avancer. Les querelles de personnes, comme celle vue récemment à la Chambre des conseillers, doivent être laissées de côté.

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