Petit bonjour

Les autorités algériennes se sont, une nouvelle fois, moralement disqualifiées en interdisant à Jamal Debbouze de se rendre en Algérie pour présenter son film sur les anciens combattants. Elles reprochent confusément à Jamal deux choses. Son origine marocaine et sa conviction sur la marocanité du Sahara. Si la marocanité, à elle seule, est suffisante pour stigmatiser durablement Jamal à Alger, son choix patriotique suscite, en plus, contre lui, une haine épaisse et brutale, et une agressivité aussi primaire que ridicule. Pour que Debbouze soit en odeur de sainteté en Algérie, il faut, à l’évidence, selon la mathématique de la rancune qui structure la pensée déstructurée du pouvoir algérien, qu’il ne soit plus lui-même. C’est proprement idiot. Le malheur c’est que cette logique indigente fonctionne toujours d’une manière animale dès qu’il s’agit du Maroc. Que ce soit dans l’affaire Debbouze ou dans la récente affaire du rapport acheté du HCDH. Voilà un rapport partial -c’est sûr -, bidonné -c’est sa nature même-, mais, surtout, immoral que l’on nous présente comme monument d’honnêteté intellectuelle. De quel type d’humanité se réclame-t-on quand on tait délibérément les souffrances de milliers de Sahraouis marocains séquestrés, depuis des décennies, à Tindouf ? De quel type d’objectivité peut-on se réclamer quand on donne un quitus moral à une organisation mercenaire, corrompue et qui fait du viol des droits de l’Homme un mode de gouvernance ? Au-delà de tout, le plus atterrant dans tout cela, c’est cette absence permanente de pudeur et de scrupule que ne vient atténuer aucune forme élémentaire de conscience ou de responsabilité.

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