Petit bonjour

Notre consommation de pétrole, en dirhams, a doublé. Plus de 129%. Par contre notre consommation en pétrole, en tonnes, elle n’a augmenté que de moitié. Près de 48%. Je crois que c’est très clair. Nous sommes un pays non producteur de pétrole qui prend de plein fouet les graves désordres qu’il  y a dans ce secteur. Cette anarchie, voire cette folie furieuse, menace notre sécurité économique, notre croissance et également, si ces phénomènes persistent — et il n’y a pas de raisons pour que cela s’arrête —, notre stabilité. On l’a vu, la Caisse de compensation explose, les budgets et la patience des ménages aussi. L’urgence pousse à des mesures inflationnistes aux conséquences néfastes. Et les spéculateurs de tout poil poussent à la roue. Vraiment, sale temps pour les mouches. Autant en politologie nous avons des experts bavards et intarissables. Autant «en politologie» économique, nous n’avons personne. Ou presque. Personne pour éclairer le chemin, entretenir la flamme ou faire vivre une réflexion. Il est vrai que le CMC bouge encore. Mais il faudra, dans son sillage — pour cela il lui faut de sacrés moyens — faire vivre un vrai débat sur l’avenir de notre économie. La société a confié le débat à l’État. L’État l’a refilé aux technocrates. Et les technocrates l’ont privatisé au profit des institutions internationales. Et ces institutions internationales l’ont assassiné sur l’autel d’un libéralisme globalisé qui ne reconnaît ni les États, ni les sociétés, ni les citoyens… Ce libéralisme n’a qu’un seul dieu : c’est le marché. Or, ce dieu est complètement fou.

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