Petit bonjour

Ce printemps est un peu pourri, quand même. Objectivement, et dans les faits, il ne doit pas l’être. Il y a de sérieux motifs de satisfaction, des affaires qui, tout de même, marchent et des projets qui, finalement, avancent. Le moins que l’on puisse dire c’est que le Maroc n’est pas arrêté, figé. Or, l’image qui en est donnée est inversée. La réalité perçue est différente de la réalité. La confusion en fait est médiatico-politique. C’est elle qui fait mousser — de l’écume ! —  la réalité. Nous avons, désormais, des règlements de compte interpersonnels à ciel ouvert d’hommes supposés être, au moins, des hommes d’Etat. La violence est inouïe. Et les journaux, c’est naturel, en redemandent. Du jamais vu. Le portrait autorisé répond à l’interview validée… et ainsi de suite. Le papier laudatif supplante le papier laxatif. Prions que tout cela ne finisse pas un jour dans la rubrique des faits divers. Nous avons, aussi, un Premier ministre qui, à 6 mois, à peine, d’exercice, se fait exécuter sur commande. Qu’il mérite ou pas ce sort — là n’est pas la question —, le procédé n’est pas glorieux. Les mêmes qui ont passé la commande, se fendent d’un soutien du bout des lèvres pour mieux brouiller les pistes. Tout cela, justement, n’est pas très sérieux. Sur le front social les mêmes procédés sont en œuvre. On pousse — c’est le rôle des visiteurs du soir — Noubir Amaoui à une radicalité stérile — une manipulation, en fait —, pour susciter un arbitrage politique bienvenu. Ni Zorro n’est arrivé. Ni l’arbitrage n’a eu lieu. Ni la grève n’a réussi. Echec lamentable de la manœuvre avec une grosse prise de risque sur la sécurité des Marocains. Noubir Amaoui, qui gère aujourd’hui sa valeur résiduelle, est entré dans l’Histoire par la grande porte avec une grève générale. Une autre l’en sort, par la petite porte.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *