Petit bonjour

Un opposant algérien est exécuté en France en 1987. Son nom est Ali Mecili. Une grande personnalité. A l’époque, Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur,  a été soupçonné d’avoir laissé filer l’assassin pour des raisons diplomatiques. Il ne fallait pas mettre en difficulté Alger. Vingt et un  ans après, le commanditaire présumé — qui est devenu entre-temps un très officiel algérien — revient sur les lieux du crime. Il revient en France et se fait cueillir à l’aéroport de Marseille. Les relations entre Paris et Alger étant toujours les mêmes, le gars est mis en examen par un juge puis il est relâché tout de suite au bénéfice de la liberté provisoire. Cette liberté provisoire a, bien évidemment, le goût de poudre d’escampette. Pendant que le dénommé Mohamed Ziane Hassani va fuir la justice, celle-ci va regarder, opportunément, ailleurs. Il n’y aura donc pas de crise diplomatique mais pas de justice non plus. La veuve de Ali Mecili et son avocat continueront à pleurer sur les marches de la république une affaire enterrée en grande pompe. Je suis persuadé que le juge français en charge de notre affaire Benbarka nationale, celui qui est si prompt à jouer les courants d’air devant la police des frontières — il s’est présenté une fois à la frontière marocaine en avançant une étonnante qualité d’agriculteur —  et si à cheval sur le principe du secret d’instruction, aurait été mieux inspiré. Par rétroaction, un mandat d’arrêt international contre Abdelaziz Bouteflika au nom de la continuité de l’Etat algérien. Et par anticipation, une procédure en annulation de sa Concorde nationale — l’IER à la Boutef — devant le TPI pour couper court à tout repli stratégique.

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