PJD bis…

PJD bis…

Le chef de gouvernement et patron du PJD, Saad Eddine El Othmani, est loin d’être dans une situation confortable malgré les quelque 240 sièges auxquels sa majorité est mathématiquement adossée. On dit bien mathématiquement parce que dans les faits, et on le voit depuis quelques semaines, l’opposition la plus féroce se trouve là où le chef de gouvernement s’y attendait le moins, c’est-à-dire parmi ses propres troupes. Il y a quelques jours, le groupe du PJD à la première Chambre a fait volte-face à la dernière minute pour torpiller le consensus vers lequel se dirigeait la majorité au sujet du cumul des mandats et des indemnités. Parallèlement, une autre bataille se déroulait quant au régime des retraites des parlementaires. Et comme pour le premier cas, le groupe du PJD a décidé d’aller à l’encontre de la majorité dont il est le chef de file et même à l’encontre des orientations de M. El Othmani.

C’est la preuve que les parlementaires du PJD font peu de cas des directives de leur secrétaire général et préfèrent se conformer à celles du chef de groupe Driss El Azami. Ce dernier, rappelons-le, a été l’un des tout derniers inconditionnels à avoir soutenu mordicus la thèse du troisième mandat lors du dernier congrès du PJD et a été le candidat malheureux à l’élection du nouveau secrétaire général. De là à transformer le groupe PJD en « opposition déguisée », il n’y a qu’un pas. Mais certains indices ne trompent pas. Il est étonnant, par exemple, que pour communiquer sur ses activités, le groupe du PJD le fasse à travers son propre site personnalisé et dédié alors que la logique partisane et la cohérence auraient voulu qu’il le fasse à travers la plate-forme du parti. En parcourant le site, et si ce n’était la petite lampe accrochée sur l’entête, le visiteur se croirait plus chez un parti de l’opposition qui n’aurait pas fait mieux…

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