Algérie : les associations des familles des disparus réclament la vérité

Devant le déploiement d’un dispositif de sécurité renforcé, les membres des familles éplorées ont brandi des pancartes exprimant leur mécontentement devant la non prise en compte de leurs revendications quant à la clarification du sort des disparus qui continuent à les hanter depuis des années.

"Nous ne sommes pas contre les institutions de l’Etat, mais pour que soient identifiés ceux qui sont responsables de la tragédie nationale et de la crise" dans le pays, ont-ils clamé à la presse.

Un autre rassemblement des familles des disparus a eu lieu devant le siège de la commission consultative de promotion des droits de l’homme (officielle) sous le même signe de la revendication de la vérité et du rejet de la démarche  qu’a recommandée cette commission.

L’Association Nationale des Familles des Disparus (ANFD) a protesté, mercredi, contre l’infiltration de son sit-in hebdomadaire devant la commission, par des "personnes réclamant l’accélération des procédures d’indemnisation".

L’ANDFD, qui dit refuser les "honteux subsides", rappelle que ces sit-in, initiés depuis 1998, ont pour seul but de "réclamer la vérité et la justice".

Un comité ad-hoc institué auprès de cette commission, qui a finalisé un rapport en mars 2005 après dix huit mois de travaux, a recensé 6.146 cas de disparitions forcées attribuées à des agents des forces de l’ordre.

Pour sa part, l’association "Somoud", représentant les familles des victimes du terrorisme, fait état de 10.000 disparus du fait des dépassements des seuls groupes armés.

Lors d’une conférence de presse, mardi, le Premier ministre algérien, M.

Ahmed Ouyahia, a indiqué que des listes des personnes disparues, arrêtées en 2004, recensent 10.000 disparus, dont 3000 à 2000 sont considérées comme ayant  rejoint les maquis.

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