Agadir : Une caravane sur la mémoire des Marocains d’ici et d’ailleurs

«Mémoires vives», une caravane qui fait perdurer les pages de l’histoire de l’immigration marocaine. Une page qui s’ouvre cette fois-ci sur les travailleurs de l’usine de Renault de l’Ile Seguin en France, ouvrant une parenthèse de partage, de rencontre entre les anciens travailleurs de cette usine dont une partie est rentrée au Maroc.
L’initiative est née de la grande collaboration entre l’ATRIS (Anciens travailleurs de Renault Ile Seguin) et le CCME (Conseil consultatif des Marocains à l’étranger). Cette caravane a sillonné la région du Souss. Au programme : Tiznit, Ait Melloul, Ouled Teima et Agadir. Des villes qui ont fait une zone d’émigration où réside aujourd’hui un grand nombre de ces anciens travailleurs. L’exposition photo programmée a été réalisée par Ann  Maury-Robin en 1999 et composée de photos retraçant la construction de l’usine, le processus de fabrication, l’activité des ateliers, les luttes ouvrières pour arriver à la démolition du site.
Et pour que la mémoire demeure vivante et que l’histoire de ces anciens travailleurs s’érige en patrimoine local, il était prépondérant d’élargir le débat en donnant lieu en plus de l’exposition à la projection de films, aux débats et à l’animation.
Le film «  Retour sur l’Ile Seguin» de Mehdi Lallaoui était là pour faire la lumière, pour un moment, sur la vie d’hommes et de femmes ayant travaillé au sein de cette usine dix ans après sa disparition. «Mémoires vives» n’est qu’un fil de broderie d’une mémoire collective entre les Marocains d’ici et d’ailleurs.
Le recueil des témoignages et débat animés au sein de cette caravane donnera naissance à un livre. «Pour le recueil de la mémoire, nous étions tout au long de cette caravane accompagné par une sociologue. Sachant que plusieurs personnes sont venues partager leurs expériences au sein de cette usine. Nous allons certainement éditer un livre à partir de cette expérience et pourquoi pas un documentaire qui retrace le parcours de cette caravane après», indique Mohamed Amri de l’ATRIS. Certes, un lieu de mémoire s’impose pour sauver ces moments de l’histoire.

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