Assilah : Débat sur les Fonds du Golfe et le développement humain

Assilah : Débat sur les Fonds du Golfe et le développement humain

Si les Fonds du Golfe ont profité, au début, aux pays arabes pour des considérations bien connues, leur activité s’est développée au fil du temps pour bénéficier aussi aux pays islamiques et autres pays en développement notamment en Afrique et en Asie. C’est ce qui a été affirmé lors de la séance d’ouverture d’un colloque organisé, dimanche 17 juillet, à Assilah, et ce dans le cadre des travaux de la 26ème session de l’Université d’été Al Moutamid Ibn Abbad. Intervenant à cette occasion, le secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah, Mohamed Benaïssa, a souligné l’importance des Fonds et des instances financières du Golfe et leur contribution à la réalisation d’une série de projets socioculturels dans la ville blanche. Il a tenu à préciser que le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe a contribué à la réalisation du grand projet baptisé «Dar Assabah» pour l’hébergement des personnes âgées et nécessiteuses à Assilah. Il a poursuivi que le Fonds saoudien de développement vient d’y lancer les travaux de réalisation notamment d’un lycée, d’un collège et deux établissements primaires. Il a également fait part que le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement a contribué- en collaboration avec la Société Al Omrane, le ministère de l’Habitat et la Fondation du forum d’Assilah- à la réalisation d’un complexe de 300 unités d’habitation dont 200 logements sont déjà achevés. Il a poursuivi que ce Fonds participe avec l’aide du conseil de la municipalité d’Assilah et ladite Fondation à la construction d’un établissement primaire, d’une gare routière et un musée. Il a souligné que Katar contribue, en collaboration avec la Société Al Omrane, le ministère de l’habitat et la Fondation du Forum d’Assilah- à la création de 400 unités d’habitation dont 200 appartements sont déjà achevés. Par ailleurs, nombre de pays du Golfe à revenu élevé, en l’occurrence le Koweït, les Emirats Arabes Unis et le Royaume d’Arabie- Saoudite, ont créé dès les années 60 des Fonds de financement, qui ont orienté l’essentiel de leurs activités vers l’appui aux efforts et projets de développement économique et social dans les Etats aux ressources financières limitées. «Depuis sa création en 1961 et jusqu’à fin mai 2011, le Fonds koweïtien a accordé 799 prêts à 102 pays pour un montant global de 15,5 milliards dollars», a affirmé Abdelwahab Ahmed Al Bader, directeur général du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe. Ce responsable a poursuivi que le Fonds koweïtien offre des prêts et des dons. Il a précisé que ces prêts sont affectés, sur une longue période avec des taux d’intérêt réduits, notamment aux secteurs de l’agriculture, de l’eau et l’assainissement, des transports et communications, de l’énergie et l’industrie. «Près de 54% du montant total des prêts sont accordés aux pays arabes», a affirmé Al Bader. L’intervenant a tenu à faire remarquer que le Fonds koweïtien a accordé 36 prêts au Maroc pour un montant global de 1,2 milliard dollars et dont 17 prêts ont été affectés au financement des projets liés à l’approvisionnement en eau potable et à l’agriculture. Et en plus de sa contribution au programme national autoroutier, «le Fonds koweïtien a conclu, depuis sa création, la convention N° 800, portant sur le financement du projet de Train à grande vitesse (TGV) Casablanca-Tanger». Selon Fathallah Oualalou, maire de la ville de Rabat, les Fonds arabes ont contribué, depuis les années 70, au Maroc, pour un montant global de près de 14 milliards de dollars pour le financement des projets économiques dont les programmes de construction des barrages, des autoroutes, etc. «Les Fonds arabes contribuent ainsi à la promotion de l’action arabe commune», a souligné M. Oualalou. Les travaux de cette rencontre ont montré aussi le rôle joué par la Banque africaine de développement (BAD) pour aider les pays africains à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). «Depuis le début de ses opérations en 1967, le Groupe de la BAD a investi plus de 8 milliards dollars dans le secteur social, soit 9,8% de ses engagements totaux en Afrique», a précisé Mohamed H’Midouche, représentant de la BAD.

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