Investissement dans le secteur oléicole

Initié par le Crédit Agricole du Maroc, le deuxième Forum de l’investissement oléicole,organisé les 15 et 16 mars à Meknès, se veut un espace pour encourager les investissements dans le secteur oléicole et pour orienter et finaliser les programmes d’investissements. Il constitue également une occasion de proposer des projets dans ce secteur, particulièrement la reconversion en oléiculture, l’amélioration des vergers existants, la création de nouvelles plantations et l’installation d’unités de trituration et d’embouteillage.
Le Crédit Agricole vise à travers l’organisation de cet événement à «mettre à la disposition des agriculteurs et des personnes désirant investir dans le secteur oléicole, ses conseillers qui étudieront les projets proposés, conseilleront et présenteront des formules de financement personnalisées, tout en les accompagnant depuis la plantation de l’olivier jusqu’à sa trituration», a confié à ALM un haut responsable du Crédit Agricole. Il a expliqué que «cet événement a pour objectifs également de faire connaître les potentialités du secteur oléicole au Maroc, de le restructurer et de développer la filière oléicole afin d’améliorer la qualité de l’huile d’olive marocaine pour qu’elle soit internationalement reconnue».
De son côté, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, du Développent rural et des Pêches maritimes, Moha Marghi, a indiqué que «ce deuxième Forum de l’investissement oléicole met au-devant de la scène l’olivier, une des filières prometteuses de l’économie agricole». Moha Marghi a noté que «l’évaluation des réalisations du Plan national oléicole (PNO) lancé en 1999 par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, fait état d’une évolution positive des différents paramètres de performances du secteur». Il a indiqué en substance que les extensions ont atteint 120.000 hectares portant la superficie oléicole à près 620.000 ha .Quant à la production, elle s’est accrue d’environ 120.000 tonnes, soit un gain respectif de production en termes d’huile d’olive et d’olive de table de 10.000 et 5000 tonnes.
Il a, en outre, souligné que le marché national demeure prometteur,d’autant plus que la consommation est l’une des plus faibles au niveau du bassin méditerranéen avec 2 kg/habitant contre 6 kg/ habitant en Tunisie par exemple.
«Les acquis du Plan national oléicole, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour notre oléiculture, nous incitent à engager de nouveaux chantiers en faveur de ce secteur afin qu’il soit suffisamment armé pour relever les défis de compétitivité et de rentabilité qui se poseront dans un avenir proche», a affirmé M.Moha Marghi avant de préciser que la qualité des produits de l’olivier «doit constituer le centre d’intérêt de toute stratégie d’intervention dans ce secteur dans la mesure où elle représente une sorte de miroir reflétant fidèlement les performances à consolider et les imperfections à corriger au niveau de la filière».
Pour assurer un service complet aux personnes désirant investir dans le secteur oléicole, le Crédit Agricole du Maroc a fait appel aux différents intervenants de la filière oléicole : les fournisseurs de matériel (agricole, de cueillette, de trituration.), les fournisseurs d’intrants et produits phytosanitaires, les pépiniéristes et les sociétés de service.
«Rôle du conseil oléicole international dans la dynamisation de la filière oléicole à l’échelle internationale», «La dynamique du secteur oléicole tunisien et perspectives d’avenir» ou «L’évolution de l’industrie de l’huile d’olive en Espagne: soutien et impact sur l’environnement», sujets qui ont été notamment au menu des ateliers programmés en marge de cette rencontre.

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