Oujda : Caravane de sensibilisation aux droits des jeunes

Une caravane mise en place pour consolider la culture du droit chez les jeunes âgés de 15 à 25 ans, sujets à diverses formes de difficultés sociales. C’est à quoi aspirent quatre associations : l’Association culture plurielle de Pau (France), le Réseau associatif pour le développement de l’Oriental, Solidarité et développement Maroc et l’Association Chouâla pour le développement social de Zaio, qui ont décidé dans le cadre d’un partenariat multiple de lancer la caravane des droits chez les jeunes. Une action de sensibilisation pour contrecarrer toutes les formes d’agression qui favorisent la violence ou d’extrémisme menaçant ainsi la paix, la cohésion sociale et la sécurité des citoyens.
En pratique, ce projet consiste à organiser des concours de procès simulés portant sur des thèmes (litiges) confectionnés à partir d’expériences vécues par les jeunes. Ces procès de sensibilisation seront organisés dans des établissements scolaires, les plates-formes de l’INDH, foyers féminins, sièges d’associations, maisons de jeunes, municipalité. «Avec une telle approche on souhaite créer des espaces citoyens de dialogue et d’expression où la jeunesse pourrait être sensibilisée sur les droits de l’Homme et des jeunes en particulier», a rapporté Hachmi Ben Tahar, président du Réseau associatif pour le développement de l’Oriental. Il a ajouté, par ailleurs, que cela facilitera l’accès à l’information sur les droits et devoirs de base que tout citoyen doit connaître. C’est aussi une opportunité pour que les responsables des organismes qui sont en charge des jeunes perfectionnent leurs méthodes d’approches à travers la participation et l’assistance à ces concours qui seront supervisés par des hommes de droit et encadreurs spécialisés.
Il est à signaler que ledit programme cible 500 jeunes collégiennes et lycéennes, 50 étudiants universitaires (futurs parents) et dix établissements scolaires répartis sur les provinces de Jerrada, Oujda et Nador. Ces jeunes seront encadrés par des équipes de jeunes experts et praticiens des droits humains. De leurs côtés les meilleures prestations effectueront des tournées à travers le Royaume et à Pau en France.
Sur le plan financier un tel travail a nécessité un budget de 166 000 euros cofinancé par le «Programme concerté Maroc», le RADO, la SDM et l’association Chouâla. 
La mise en œuvre du projet fait appel à un partenariat multi –acteurs :  le tribunal de première instance et le barreau d’Oujda, l’Agence de développement social, l’Académie régionale d’éducation et de formation (AREF)  et les délégations provinciales correspondantes ; l’UFR de « droit des contentieux ». Chaque acteur aura un rôle précis à assumer.  C’est ce qu’a expliqué Jamila Ratnane, présidente de l’Association culture plurielle de Pau, lors de son intervention. Elle a aussi précisé que ce travail avec les jeunes vise à consolider le partenariat entre les associations marocaines et celles de Pau pour que les jeunes des deux pays spécifient de manière claire leurs droits et devoirs.
On rencontre à Pau les mêmes problèmes avec les jeunes issus de l’émigration. La seule différence réside dans le fait que plusieurs jeunes en Europe connaissent bien leurs droits mais n’assument pas pleinement leurs devoirs, alors que les jeunes au Maroc sont plus attentifs aux devoirs. 

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