Oujda : Des infirmiers en sit-in

Oujda : Des infirmiers en sit-in

Les infirmiers, médecins et cadres administratifs affiliés à la CDT ont tenu, mercredi 29 février, un sit-in de protestation devant la délégation régionale du ministère de la santé d’Oujda accompagné d’une grève de 24 heures. Un acte protestataire pour dénoncer la non-application des engagements pris lors des précédents pourparlers, précisent les slogans exprimés par la soixantaine de grévistes présents à ce sit-in.
«La grève que nous tenons aujourd’hui fait suite à une série de réunions tenues avec les responsables locaux. Ces derniers se sont engagés à appliquer certains points pour lesquels on s’était mis d’accord, mais jusqu’à présent on n’a rien senti de palpable. Pire encore, les conditions de travail s’altèrent de plus en plus», a expliqué Abdelkader Halout, un responsable syndical.
Les conditions de travail du personnel, médecins, docteurs scientifiques, assistants médicaux, infirmiers et infirmiers techniciens, et agents de service, etc., se dégradent. La sécurité est absente au niveau des circonscriptions sanitaires, la propreté aussi. Chose qui se répercute sur la qualité des soins proposés aux malades. Situation qui affecte aussi la relation du personnel soignant avec la population, ont expliqué les manifestants. Certains ont même précisé à ALM que «dans certains centres l’asepsie manque au niveau des soins à 100% et que le corps médical pourrait engendrer des infections pour la population soignée. Cela transforme les établissements de soins en établissements de diffusion de maladies».
De même, les protestataires se disent contre le manque de personnel et l’absence de toute approche réaliste pour répondre aux attentes dans ce domaine. Le non octroi des primes pour certaines catégories d’infirmiers et ce bien qu’elles soient mentionnées constitue aussi un point de discorde.  
«Les affectations tout en répondant aux critères de la circulaire qui organise le mouvement des médecins, infirmiers et administrateurs ne sont pas appliquées avec équité. C’est le cas pour les infirmiers qui ont présenté des dossiers médicaux qui les autorisent à travailler dans des services sur lesquels il n’y a pas pression, mais qui ne bénéficient pas d’une faveur qui leur est acquise de droit», ajoute M. Halout. Par ailleurs, les grévistes ont soulevé le cas des maisons de service que le ministère assure à ses cadres mais que certains responsables occupent alors qu’ils n’exercent plus dans la délégation où ils habitent. «Ce ne sont que les petits fonctionnaires qui doivent quitter, au plus vite, ces maisons de service une fois affectés dans d’autres provinces», ont répété certains syndicalistes.
Ceci dit, les protestataires ne comptent pas se limiter aux sit-in devant la délégation régionale du ministère de la santé si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Ils prévoient d’en tenir d’autres devant la wilaya de l’Oriental dans un premier temps, puis de déclencher une grève au niveau de la région.

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