Oujda : Diaspora et développement local

Oujda : Diaspora et développement local

L’Université Mohammed Premier d’Oujda et l’Institut scientifique Ibn Khaldoun ont organisé, les 12 et 13 mai à l’École nationale des sciences appliquées, un forum de concertation et d’échange autour de l’apport que pourrait jouer la diaspora marocaine de Belgique et spécialement celle de Flandre dans l’accompagnement des programmes de développement que connaît l’Oriental. L’objectif préconisé par les organisateurs était de recenser les possibilités d’implication de cette diaspora dans le développement que connaît leur région d’origine tout en jouant le rôle de promoteurs de projets auprès des entreprises, sociétés et régions européennes qui optent pour des échanges et coopérations décentralisées. Une telle approche facilitera la concertation autour des grands enjeux liés à des actions réalisées dans un contexte partenarial, en vue de parvenir à des positions susceptibles de faire émerger de nouvelles perspectives en matière de coopération entre différentes régions européennes et l’Oriental. En somme, c’est proposer des perspectives d’échanges territoriaux tout en précisant les rôles de la diaspora et de l’université pour prendre part à la construction d’un carnet de commande pour une région qui se veut dynamique. Dans la même perspective, les participants à ce forum se sont penchés sur les opportunités d’investissement qui seront engendrées par la mise en place d’un network universitaire à travers la constitution de réseaux scientifiques et technologiques qui auraient comme mission d’accompagner le développement notamment à travers des projets de formation et de recherche adaptés aux besoins et attentes de tous. «Ces réseaux seraient, en outre, des plates-formes d’expertises, d’échanges, d’initiatives où la diaspora de la Flandre pourrait exprimer son appui et son accompagnement à sa région d’origine». C’est ce qu’a expliqué, d’ailleurs, l’argumentaire de ce forum, et qui a précisé que les deux journées de concertation appuyée contribueront à la mise en place d’un carrefour de liaison et un réseau d’échanges d’idées, d’information et d’expériences. Il favorisera, de surcroît, la synergie des partenaires aux niveaux local et régional, dans le but de lancer des initiatives concrètes de concertation et de partenariat. Un travail de taille qui concernera des domaines aussi variés que complémentaires. «L’avenir de cette région nous concerne tous. Nous sommes donc tous conviés à prendre part à une dynamique nécessaire de travail en synergie et en complémentarité pour pouvoir contribuer au développement de l’Oriental», ont précisé les participants belges d’origine marocaine. Une telle implication passe impérativement par l’émergence de projets multi-acteurs, qui interrogent les modèles, les outils et les points de vue d’experts à partir d’une réflexion sur les expériences réussies en Europe.

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