Oujda : Le «Plan Maroc Vert» en débat

Oujda : Le «Plan Maroc Vert» en débat

La Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc, en partenariat avec l’Agence de développement agricole et l’école française des affaires, a organisé une réunion d’information au profit des opérateurs économiques de la région orientale. Cette manifestation a été organisée sous le thème : Plan Maroc Vert et sa déclinaison régionale. Une opportunité pour Ahmed Hajjaji, directeur général de l’Agence de développement agricole et Abderrahmane Naïli, directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM), de rappeler les objectifs escomptés et les mises en application préconisées.
«En organisant ce type de réunion, la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc vise à apporter l’information auprès des entreprises agricoles là où elles sont. Nous sommes conscients de l’importance du secteur et de son développement, ainsi que du transfert de partenariat technologique en matière de process agro-industriel», a déclaré à ALM Dominique Brunin, directeur général de la Chambre française de commerce et d’industrie.
De leurs côtés, les deux animateurs de cette réunion ont expliqué en chiffres et en exemples comment le «Plan Maroc Vert» est à appréhender comme vecteur de développement stratégique. Un plan aussi structurant que les plans émergence et Impact avec une dimension supplémentaire. Il cible une grande partie de la population rurale et stipule de dynamiser les secteurs qui n’ont pu suivre l’évolution que connaît le monde agricole dans sa phase de revalorisation. C’est ce qui fait son aspect novateur. «Le Maroc, qui est grand producteur de matière première agricole mais qui est un faible transformateur en secteur agroalimentaire, est appelé à réussir sa reconversion agricole», ont souligné les intervenants. «Sur un pourcentage de 19% du PIB, seuls 5% sont le résultat de la valorisation», a noté M. Hajjaji. Et d’ajouter que «le Plan Maroc Vert vise à améliorer les capacités de production de l’ensemble des filières tout en les intégrant dans un processus de croissance via des mécanismes d’agrégation, de transformation et de commercialisation». En somme, c’est la mise en place d’une agriculture performante, adaptée aux règles du marché. Aussi, les filières laitière, oléicole et agrumes comme celle des dattiers permettront à la fois de renforcer les petits producteurs et de capitaliser l’offre dans le cadre de projets à valeur ajoutée. «L’approche par filière porteuse a permis de recenser d’autres projets importants favorisant une agriculture prospère et durable». «Pour la simple filière apicole dans la région de l’Oriental, nous prévoyons d’améliorer la production pour passer de 215 tonnes produites actuellement à 1.354 tonnes d’ici l’horizon 2020», a précisé, pour sa part, le directeur de l’ORMVAM.
Par la suite, M. Hajjaji a évoqué les écueils qui peuvent entraver l’application de ce plan d’envergure et auxquels le Plan Maroc Vert essaie d’apporter des solutions. C’est le cas de l’approvisionnement en eau, du morcellement des terres et de l’accès au marché.

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