Oujda : Un plan pour mieux valoriser les plantes médicinales

La Faculté des sciences de l’Université Mohammed Ier a abrité du 28 au 30 mai, le 3ème Symposium international sur les plantes aromatiques et médicinales et le 1er Congrès international sur  les molécules bioactives , en partenariat avec l’Institut national des plantes médicinales et aromatiques et la société marocaine des PAM.
Un congrès qui a mis en exergue l’importance des PAM dans le développement de la recherche et l’amélioration du niveau de vie. Il a ciblé quatre thèmes se rapportant à l’amélioration des PAM et la diversification des méthodes et techniques de leur exploitation. D’abord pour optimiser le travail en commun entre les chercheurs universitaires et industriels dans le domaine des PAM et MB, puis promouvoir la recherche scientifique et dégager les grands axes d’intervention, vu l’impact économique et médical du secteur. Ensuite diffuser les dernières avancées scientifiques que connaît le domaine des molécules bioactives. Et enfin renforcer les échanges entre les unités de recherche  en vue d’une meilleure rentabilité du secteur.
Il ressort des communications que la diversité biologique et la richesse du Maroc en plantes médicinales offrent des opportunités certaines pour valoriser de nouveaux produits économiquement bénéfiques et socialement importants. Le Maroc, qui compte 4200 PAM mais qui n’exploite que 186, a exporté 20 000 tonnes de plantes médicinales en 2006 pour des revenus de l’ordre de 900 MDH. Il a aussi importé des PAM pour une somme de 200 MDH. Des données qui classent le Maroc en 12ème position sur l’échiquier mondial de ce commerce émergent. Une richesse naturelle qui permettra au Maroc d’occuper la 7ème place des pays exportateurs de ces plantes s’il arrive à rationaliser les efforts, indique la documentation distribuée par les organisateurs.
C’est aussi une opportunité pour débattre des thèmes se rapportant à la biologie, pharmacologie et  toxicologie des produits naturels. Ainsi que la phytochimie : extraction, séparation, purification, synthèse, hémisynthèse et caractérisation des produits naturels. Les chercheurs se pencheront aussi sur l’importance de la conception des molécules bioactives et les phytothérapies, aromathérapies, phytomédicaments. D’autres conférences plénières animées par d’éminents chercheurs à l’instar de Chi-Huey Wong, président de l’académie de chimie de Taepei (Taiwan) et président de l’académie de chimie du Colorado (USA) qui a traité l’impact du glucose sur les produits naturels.
De son côté, Rob Verpoorte de l’Université de Leiden (Hollande) a démontré comment la diversité biologique oriente vers la découverte de nouveaux produits en mesure d’apporter des solutions à certains phénomènes nuisibles à l’homme. Elle peut aussi engendrer des avancées en molécules bioactives pour améliorer la qualité de nos aliments au niveau de la couleur, du goût et de l’odeur.  L’apport de l’Université Mohammed Ier s’inscrit dans cette mouvance pour ce qui est de l’encadrement et la recherche dans le domaine des isolants des composés actifs. Elle sensibilise aussi à l’importance du secteur des PAM. Nous avons réussi à isoler des molécules de structures nouvelles que nous avons inclues dans le dictionnaire de la chimie internationale, a expliqué Ahmed Melhaoui, professeur à la Faculté des sciences d’Oujda et président du comité d’organisation. Et d’ajouter : «nous avons évalué l’activité pharmacologique et toxicologique de ces molécules tout en développant des techniques spécifiques de purification des PAM».

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