Pêche : Bruxelles explique ses normes

Organisé par la direction générale de la santé et de la protection des consommateurs de la Commission européenne (SANCO), ce séminaire se propose d’informer sur les normes alimentaires et la législation européennes concernant la pêche et l’aquaculture. Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général de la Pêche, Mohamed Tarmidi, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et  des Pêches maritimes, Mohand Laenser, a expliqué que le Maroc est appelé à harmoniser ses législations  avec les lois régissant le secteur de l’industrie alimentaire en vigueur dans  les pays considérés comme des partenaires économiques du Maroc, notamment après  que plusieurs pays aient adopté de nouvelles procédures et réglementations dans  ce domaine.
Le  ministre a indiqué que le Royaume a réalisé de nombreux acquis en matière de  salubrité, de qualité et de traçabilité des produits de la mer, appelant à  l’activation de la mise en conformité de la filière pêche. Il a également précisé que la sécurité sanitaire des denrées alimentaires est devenue, de par le  monde, un problème de société et au cœur des préoccupations des gouvernements,  des organisations régionales et internationales compétentes. Il n’a pas manqué de noter que le Maroc, qui s’est inscrit dans cette dynamique, a oeuvré pour  organiser et mettre à niveau son secteur halieutique pour répondre à cet  impératif majeur de conformité avec les normes et les standards internationaux,  particulièrement européens en constante évolution. 
La mise en oeuvre de ces objectifs est, dorénavant, une préoccupation  permanente des professionnels et des administrations concernées au Maroc, a  souligné M. Laenser, avant de rappeler la signature d’une convention de  jumelage avec la commission de l’Union européenne, d’une durée de 30 mois,  visant le renforcement des structures chargées des contrôles vétérinaire et  phytosanitaire et le rapprochement de la réglementation avec les exigences  européennes.
Pour sa part Bruno De Thomas, ambassadeur de la mission de la Commission européenne au Maroc a indiqué que l’objectif de cette rencontre est  d’informer les participants sur la législation européenne en vigueur en matière  de pêche maritime et de culture aquatique, mais également sur les orientations  des politiques européennes concernant la protection du consommateur et les  procédures de contrôle des produits de la mer. «Le Maroc, a-t-il dit,  a enregistré une très grande progression dans le cadre de la mise à niveau de ce secteur». Il a assuré que «les exigences de l’UE concernant la sécurité alimentaire ne constituent guère des barrières déguisées de protection mais une mesure de sécurité qui place le consommateur  au centre des préoccupations de la Commission et des opérateurs du secteur».  
Les pays de l’Europe importent pour 13 milliards d’euros de produits de la  mer, a-t-il dit, précisant que la part du Maroc est estimée à 5 % (soit près  de 670 millions d’euros). A cet égard, il a appelé «les partenaires économiques de l’Europe à  harmoniser leurs législations en vue de répondre aux normes en vigueur en  matière d’hygiène alimentaire». Dans une conférence de presse en marge de ce séminaire, la directrice des Industries de la pêche maritime, Zakia Driouch, a insisté sur l’importance de cette rencontre qui «s’inscrit dans le cadre de la mise à niveau du secteur des industries des pêche marocaine», précisant que ce processus «a commencé depuis une quinzaine d’années au Maroc et commence à donner ses fruits».
Ce séminaire international qui doit s’achever ce 29 mars, connaît la participation des représentants d’une quinzaine de pays  d’Afrique Subsaharienne francophone, en plus de représentants des secteurs  public et privé du Maghreb. Il est animé par une pléiade d’experts nationaux et internationaux chargés du  contrôle et de la surveillance au Maroc, en France, en Belgique et en Espagne. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de conférences qui seront  organisées, au courant de l’année, dans d’autres régions d’Afrique, du  Moyen-Orient, d’Asie et d’Amérique Latine. L’objectif est d’aider les pays exportateurs à s’informer sur les législations et normes européennes en vigueur en matière de gestion du secteur  des produits de la mer destinés à l’exportation et de la pisciculture.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *