Tanger : Pour abolir la peine de mort

Tanger : Pour abolir la peine de mort

L’OMDH a organisé, les 10 et 11 octobre, le troisième Forum des jeunes à Tanger. Intitulée «La peine de mort», cette rencontre a eu lieu après les autres forums tenus respectivement à Rabat et à Marrakech. «Il nous a paru très important de consacrer cette rencontre au thème de la peine de mort et les actions menées pour son abolition. L’OMDH parie en même temps sur l’intégration des jeunes et sa contribution dans la lutte contre cette problématique», a précisé le vice-président de l’OMDH, Abdellatif Chahboun.
Les participants à cette rencontre ont souligné que le nombre de condamnations à mort avait diminué notamment après l’adoption, en décembre 2007 par l’Assemblée générale des Nations unies, de la résolution relative au moratoire sur l’application de la peine de mort. Ils ont affirmé qu’au 1er juillet 2008, quelque 141 pays avaient aboli la peine de mort en droit ou en pratique. A cet effet, quatre-vingt-treize pays ont aboli la peine de mort pour l’ensemble des délits. Dix pays ont supprimé la peine de mort sauf dans des cas exceptionnels tels les crimes de guerre. Trente-huit pays peuvent être considérés comme abolitionnistes en pratique même s’ils maintiennent la peine de mort dans leur législation. Ils n’ont procédé depuis longtemps à aucune exécution. «La dernière exécution pratiquée au Maroc date de 1994», a-t-on noté. Les intervenants ont appelé à prendre en modèle l’expérience des pays du Nord qui ont fait de l’abolition de la peine de mort l’une de leurs priorités. «Pour l’UE, l’abolition de la peine de mort est fondamentale pour rehausser la dignité humaine et pour le développement progressif des droits humains. Tous les Etats membres de l’UE ont aboli la peine de mort. », a expliqué le conseiller de la délégation de la Commission européenne à Rabat, Marcello Mori. Et de poursuivre : «l’abolition de la peine de mort figure parmi les priorités de l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme (IEDDH). Depuis 2004 et dans le cadre de l’IEDDH, plus de 15 millions d’euros ont été alloués à des projets présentés par la société civile. Ils visaient à sensibiliser et mobiliser les populations des pays qui maintiennent la peine de mort pour la lutte contre cette problématique».

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