Tanger : promouvoir la bonne gouvernance

Tanger : promouvoir la bonne gouvernance

La ville du détroit a abrité, du10 au 12 mai, une conférence sous le thème «La promotion de la bonne gouvernance». Organisée par le Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD), «cette conférence s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités des institutions africaines de lutte contre la corruption et à laquelle participent des experts et des responsables dans les administrations publiques représentant une douzaine de pays d’Afrique dont le Cameroun, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et le Maroc», a déclaré à ALM Stéphane Monney, responsable au CAFRAD. Par ailleurs, cette conférence s’assignait comme objectif principal de réfléchir sur «la meilleure façon de combattre la corruption et de mettre en œuvre la bonne gouvernance administrative dans le continent africain pour assurer une prestation des services publics meilleure et plus efficace au bénéfice des citoyens», selon les organisateurs. Les participants à cette conférence ont souligné l’importance des institutions de médiation et de lutte contre la corruption, ayant pour but d’empêcher les pratiques contraires à l’éthique et la bonne administration dans les services publics. «Bien que les performances varient considérablement entre les pays africains, les efforts fournis traduisent l’affirmation sans équivoque des Etats à résoudre le double problème de la corruption et de la mauvaise administration», a-t-on noté. Les participants à cette rencontre ont reconnu l’existence du phénomène de la corruption dans les pays africains, ayant conduit à la détérioration de leurs services publics et à la mauvaise gestion de l’économie au sens large. Leurs interventions ont été marquées aussi par l’évocation de l’expérience de leurs pays respectifs dans la lutte contre ce phénomène. Comme c’était le cas du Camerounais Edouard Oum qui a souligné l’importance de la coopération public-privé dans la lutte contre la corruption et le renforcement de l’économie au Cameroun. «Mais la culture du primat de l’administration publique, incompatible avec l’esprit de partenariat qui suppose que les acteurs se considèrent égaux, restreint la pleine participation du secteur privé», a-t-il affirmé. L’intervenant a poursuivi que les résultats mitigés jusqu’ici atteints par le Cameroun, en termes de recul net de la corruption et du taux de croissance économique insuffisant (à peine 4%) pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le Développement en 2015, «invitent à approfondir la politique de bonne gouvernance». Et de conclure que «compte tenu des limites relatives entre autres à la neutralité et à l’indépendance des acteurs supérieurs de lutte contre la corruption, il nous apparaît clair que le partenariat public-privé n’est pas une alternative à l’importante institution du médiateur».

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