Une bibliothèque au nom de Juan Goytisolo

Une bibliothèque au nom de Juan Goytisolo

La bibliothèque espagnole de Tanger porte officiellement le nom du célèbre écrivain espagnol Juan Goytisolo. Le directeur général du réseau international des Instituts Cervantès, César Antonio Molina, a fait le déplacement pour assister à cet événement de grande envergure en présence notamment du consul général d’Espagne à Tanger, Thomas Solis Gragera, d’un grand nombre d’amoureux de la langue de Cervantès et de l’intelligentsia tangéroise.
Après le mot de bienvenue de M. Solis Gragera, l’écrivain espagnol aux nombreuses publications à succès universel et qui vit actuellement entre Paris et Marrakech, a dévoilé lui-même la plaque commémorative. Très ému, Antonio Molina a indiqué que cet événement s’inscrit dans le cadre de la politique entreprise par sa direction et qui consiste à donner des noms de grands écrivains espagnols aux bibliothèques des instituts Cervantès à travers le monde.
«Ce haut lieu de la culture, inauguré en 1992, est l’une des plus importantes bibliothèques que compte le réseau. Elle comporte 800 000 ouvrages traitant de différents domaines, ainsi que des documents précieux, des périodiques, des CD- rom et des cassettes- vidéo», a souligné Antonio Molina. Il a rappelé que le Maroc compte six instituts Cervantès sur un total de 67 instituts répartis entre une cinquantaine de pays. Cette bibliothèque comprend, entre autres, des ouvrages et documents qui remontent au 15ème siècle et des collections privées. Cet espace de culture sera enrichi par un rayon dédié aux romans et articles de Juan Goytisolo, qui a fait beaucoup pour la promotion de la langue espagnole et le brassage des cultures.
M. Goytisolo a, dans son intervention, évoqué la période, quelque peu mouvementée de son existence, où il était obligé de s’exiler pour fuir le régime du général Franco à cause de ses opinions politiques. L’écrivain a lu, dans sa langue maternelle, quelques extraits de son roman «Don Julian» publié en1970 et traduit chez Gallimard en 1971. Il a également évoqué quelques hauts lieux de la ville de Tanger, particulièrement la Kasbah, le café central et le petit Socco.
Né en 1931 à Barcelone, Juan Goytisolo sera obligé de quitter son pays natal à cause de ses prises de position anti-franquistes et choisit de s’installer à Paris en 1956. Après des années dans le journalisme, Juan Goytisolo se consacre totalement à l écriture. Parmi ses œuvres, on peut citer, entre autres, Juegos de manos (1954), Don Julián (1970), Juan sin Tierra (1975) et Makbara (1980). Il a reçu en 1985 le prestigieux prix Europalia.
L’institut Cervantès de Tanger a abrité le même jour (jeudi 19 avril), une table ronde autour des œuvres de Juan Goytisolo et qui a été animée par une brochette d’intellectuels dont notamment Aline Schulman, José Maria Ridao Dominguez, Ibrahim El Khatib et Juan Goytisolo.

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