Urbanisation et développement local

Urbanisation et développement local

Lors d’un point de presse tenu jeudi 5 avril à Laâyoune, la directrice de l’Agence urbaine de cette ville, Najat Kouhlani, a expliqué que l’assiette foncière est répartie entre zones d’habitation, d’activités économiques et d’animation et à l’implantation d’espaces verts. Mme Kouhlani qui présentait à la presse locale le document «Atlas pour les zones ouvertes à l’urbanisation» que vient de publier le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, a précisé que «ces zones urbanisables, les seules dans toute la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia -Al Hamra, permettront de créer un pôle urbain de développement économique dans la ville de Boujour». «Le choix de la ville de Boujdour pour abriter ces deux zones traduit l’expansion urbaine que connaît la ville et son dynamisme économique et témoigne de l’intérêt réservé à cette région pour assurer un cadre de vie décent pour les populations locales», a-t-elle noté. Elle a souligné que la première zone urbaine s’étend sur une superficie de 110 ha, dont près de 54 ha sont dédiés aux zones d’habitation et le reste de l’assiette foncière est réservé à la voirie, ainsi qu’aux autres équipements publics et infrastructures. Cette zone sera dotée d’un complexe artisanal, d’une piscine municipale, de nombreux établissements scolaires, ainsi que d’une Maison de jeunes.
Pour la seconde zone qui s’étend sur une superficie de 71 ha, elle sera équipée d’une gare routière et d’un centre commercial.
De son côté, le directeur général de la société d’aménagement Al-Omran Al Janoub. Ahmed Manser, a souligné que la société «projette d’investir des fonds dans ces deux zones urbanisables de Boujdour à travers le projet «Al-Majd» qui comprendra une zone d’habitat et une autre dédiée particulièrement aux villas économiques».
Il a rappelé, par ailleurs les projets initiés par la société dans la ville de Boujdour, en partenariat avec l’Agence du sud pour la création de 1800 unités d’habitation. Les deux intervenants ont également évoqué les problèmes que connaît l’aménagement de la capitale du sud marocain, insistant particulièrement sur le plan d’aménagement du 1995, qui ne répond plus, selon eux, aux exigences réelles de la ville.  Ils ont également évoqué les mécanismes qui peuvent permettre la mise à niveau de Laâyoune.
Les deux responsables ont indiqué que la station touristique de Foum El Oued est un chantier que l’Agence urbaine est déterminée à réussir. La région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, rappelle-t-on, est actuellement en pleine évolution et connaît un développement constant grâce notamment à l’intérêt tout particulier que lui accorde l’Etat.

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