Edito : Lutte différenciée

Edito : Lutte différenciée

A mesure que la situation évolue, en bien ou en mal, les réponses apportées par les pouvoirs publics devront forcément s’adapter à la réalité du terrain.

Or, cette réalité n’est pas la même partout, évidemment, car elle est en fonction des spécificités des régions. C’est d’ailleurs pour cette raison que le dernier décret pris pour la prolongation de l’état d’urgence sanitaire donne plus de prérogatives aux autorités locales et plus spécialement aux walis. Ces derniers sont, en effet, plus proches du terrain et plus à même de prendre les décisions les plus adaptées aux spécificités locales en termes de population, de densités, de configurations des tissus urbains,…etc.

Le dispositif de lutte ainsi différenciée et partiellement délocalisée est plus logique et, surtout, donne plus d’agilité aux pouvoirs publics face à une situation sanitaire qui ne cesse de changer d’un jour à l’autre. Cette démarche peut, accessoirement, offrir une occasion d’éprouver des mesures de manière ciblée, de les tester, de corriger et de généraliser les bonnes pratiques s’il y a lieu.

Le tout maintenant est de s’assurer d’abord de l’homogénéité des dispositifs à travers notamment une coordination rapprochée assurée par les ministères de l’intérieur et de la santé. Et ensuite que les autorités au niveau territorial fassent en sorte que l’information et la communication avec le citoyen soient efficaces…

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