Positions divergentes des centrales syndicales

Les représentants de plusieurs centrales syndicales à la Chambre des conseillers ont adopté des positions divergentes vis-à-vis du bilan du gouvernement, présenté mardi par le Premier ministre, Abbas El Fassi devant la deuxième Chambre du Parlement à mi-mandat de l’actuelle législature. Dans des déclarations à la MAP, des centrales syndicales ont exprimé leur satisfaction du bilan de l’action gouvernementale particulièrement au plan social, alors que d’autres organisations syndicales ont relevé les «échecs» qu’a connus cette législature surtout au niveau du dialogue social et les problèmes enregistrés dans plusieurs secteurs et à leur tête celui de l’enseignement. Khadija Zoumi de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a qualifié de «positif» le bilan du gouvernement, assurant qu’il reflète les efforts déployés par l’exécutif dans les secteurs économique, social et des droits de l’Homme. Selon elle, M. El Fassi a présenté le bilan des réalisations et les engagements pris par le gouvernement au début de son mandat. Elle a toutefois appelé à l’augmentation des salaires pour l’amélioration des conditions de vie de la classe ouvrière. Abdelmalek Aferyate, du Groupe fédéral pour l’unité démocratique a, de son côté, relevé que les données contenues dans la déclaration gouvernementale ne sont pas chiffrées, ce qui ne permettra pas de faire une lecture critique de ce bilan et de déceler les dysfonctionnements et les obstacles de nature à bloquer la réalisation de certains projets. Selon lui, le bilan n’a pas abordé le dialogue social et les écueils qui l’ont émaillé, ajoutant que les 19 milliards de dh alloués à ce dialogue «n’ont pas été ressentis par les fonctionnaires, à travers l’augmentation des salaires». Abdellah Hallouti, de l’Union nationale du travail au Maroc a, pour sa part, estimé que le bilan du gouvernement n’a pas été basé sur le programme présenté par le gouvernement au début de son mandat, soulignant que ce bilan ne fait pas état des «échecs du gouvernement aux niveaux économique et social, de ses relations avec les partenaires sociaux, ainsi qu’au niveau du secteur de l’éducation et de la formation».

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