Selon le critique de cinéma Omar Belkhemmar : «Chevaux de Dieu» occupe une bonne place dans la compétition

Selon le critique de cinéma Omar Belkhemmar : «Chevaux de Dieu» occupe une bonne place dans la compétition

«Un film fort !». Cette expression a été perçue pas mal de fois par ALM à la sortie du public de la salle qui a abrité, dimanche 3 mars, la projection du long-métrage «Chevaux de Dieu» de son réalisateur Nabil Ayouch, programmé dans le cadre de la compétition officielle du 12ème Festival international du film de Marrakech (FIFM). Ce qui peut faire la force de cette œuvre cinématographique, inspirée du roman «Les étoiles de Sidi Moumen» de Mahi Binebine et qui raconte les événements du 16 mai, ce sont la conception de son intrigue et les techniques de pointe utilisées dans le tournage entre autres. Dans ce sens, Ali El Bazzaz, critique de cinéma irakien, a indiqué à ALM: «Le drame est bien structuré dans le film qui aborde l’éducation des enfants et l’homme en général dans les bidonvilles». Aux yeux de M. El Bazzaz, la caméra, à son tour, abondait dans le sens du drame du moment que ses mouvements étaient bien réussis. Aussi, Nabil Ayouch a bien travaillé la chute du film, qualifiée par le critique irakien de «documentaire» puisque les bombardements sont bel et bien survenus au Maroc. «Je pense que le réalisateur ne s’est pas contenté du roman pour transmettre son message», a précisé M. El Bazzaz. Et c’est vrai, le roman de Mahi Binebine offre une fin différente de celle présentée dans le film de Nabil Ayouch qui commence et se termine par la scène d’enfants jouant dans la rue.
A ce propos, Omar Belkhemmar, critique de cinéma marocain, a estimé que la boucle du terrorisme n’est pas bouclée. Quand bien même, l’idée de «Chevaux de Dieu» demeure, selon lui, noble bien que la fin ait été connue, à savoir l’exploitation des jeunes marginalisés dans l’extrémisme religieux menant au terrorisme. Et comme M. El Bazzaz, le critique marocain trouve que le film de Nabil Ayouch est assez fort au niveau de la réalisation et de la technique. «Cependant, la difficulté réside dans le traitement réservé par le réalisateur à une idée déjà connue. Et je dirais que le réalisateur a bien réussi ce traitement, chose qui s’est manifestée à travers le scénario jalonné par tant d’explications qui sont certes intégrées pour expliciter les faits au public étranger».
Interrogé sur la chance de «Chevaux de Dieu» de figurer au palmarès, M. Belkhemmar estime qu’ «il est difficile d’avancer des  pronostics car cela dépend des autres films et du jury. Cependant, le film de Nabil Ayouch occupe une bonne place dans la compétition officielle».

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