Le taux du marché interbancaire atteint 3,62 %

Plus d’un mois après son relèvement du taux directeur, Bank Al-Maghrib vient de mesurer l’impact de cette décision sur le marché bancaire. Ainsi, le taux moyen pondéré du marché interbancaire a atteint, en fin du mois de septembre dernier, 3,62%, portant sa moyenne mensuelle à 3,36% contre 3,32% en août. C’est ce que vient d’annoncer la Banque centrale dans sa revue mensuelle de conjoncture économique, monétaire et financière du mois d’octobre. En fait, le taux directeur a été relevé de 25 points de base pour atteindre 3,5 %.  Cette décision a été prise par le Conseil de Bank Al-Maghrib, lors de sa réunion trimestrielle, mardi 23 septembre 2008. Ainsi, pour les taux des bons du Trésor à 13 semaines, ils ont augmenté de 5 points de base, tandis que ceux à 52 semaines et à 5 ans se sont, en revanche, inscrits en baisse de respectivement 2 et 8 points de base par rapport aux dernières émissions, selon la même source. S’agissant des taux créditeurs, la rémunération des dépôts à 6 et 12 mois a augmenté de 5 points de base pour atteindre 3,76%, après la forte baisse enregistrée le mois précédent.
Cette augmentation du taux directeur a été édictée par les tensions inflationnistes que connaît le marché depuis ces quatre derniers mois. Et même pour les mois à venir, la Banque centrale ne s’attend pas à une baisse de la pression sur les prix. Pour les prochains trimestres, les risques entourant la prévision centrale continuent d’être orientés à la hausse. Au plan externe, ils sont liés à l’évolution future des prix des hydrocarbures et de ceux des produits et matières premières.
Au plan interne, ils découlent de l’impact des prix mondiaux sur le système de compensation, du rythme de progression rapide des crédits, ainsi que du développement des tensions provenant du marché du travail, selon les membres du Conseil de Bank Al-Maghrib. Par ailleurs, le déficit des trésoreries bancaires a baissé de 4,2 milliards de dirhams. Selon les analystes de la Banque centrale, en septembre 2008, le déficit des trésoreries bancaires est revenu à 8,5 milliards de dirhams en moyenne des fins de semaines, contre 12,7 milliards un mois auparavant. «Et ce sous l’effet tant de la diminution de la position nette du Trésor que du reflux de la circulation fiduciaire», explique-t-on dans ce document. Ainsi, Bank Al-Maghrib a réduit de 4,6 milliards le volume de ses interventions à travers les avances à 7 jours sur appel d’offres, les ramenant à 8 milliards de dirhams en moyenne des fins de semaines.  

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