Éditorial

Le mois sacré de Ramadan cette année tombe en plein été. Comme Noël en décembre, ce n’est pas une surprise. Deux activités majeures notamment sur le plan économique se télescopent sans que l’on sache véritablement si ce télescopage sera une addition ou une soustraction. Chaque évènement avait son  tempo économique, assez lent d’ailleurs. Là, bizarrement, comme dans les concepts marketing actuels, nous avons deux en un. Nous allons additionner la baisse d’activité due à la saison estivale et la torpeur habituelle due au jeûne. Un double ralentissement. Au niveau de l’administration, cela risque d’être spectaculaire. Le rendement de nos fonctionnaires, sous l’effet du double horaire continu cumulé,  risque d’atteindre des sommets  de contre -productivité. Un fonctionnaire jeûneur écrasé sous la chaleur dans un bureau où en général il travaille peu doit être quelque chose d’absolument fabuleux à voir, si on y arrive — avec un peu de chance et de persévérance — à observer le phénomène. Les tares naturelles de notre administration vont être valorisées par ce mois sabbatique. Un de plus. Et ses travers les plus tranchants vont s’aiguiser. Tant que notre machine administrative ne tourne pas à plein régime douze mois sur douze, il sera difficile pour nous de parler de début de commencement d’émergence.  Quant à la modernisation du secteur public, un département ministériel à part entière dans le gouvernement actuel,  tout indique que, chez nous, c’est un doux rêve. L’intitulé laisse rêveur des  usagers pantois. Bon Ramadan tout de même.

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