Sri Lanka : de nouveaux combats font 40 morts

Regain de violence au Sri Lanka. Au moins 5 soldats sri lankais et 35 rebelles tamouls ont été tués lundi lors de combats pour le contrôle d’un canal d’irrigation dans le Nord-Est du pays, a affirmé le ministère de la Défense.
Le ministère a indiqué que cinq soldats avaient été tués par des tirs de mortiers tirés par des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE).
«Les soldats ont répliqué, avec l’aide de l’aviation et de l’artillerie" et "les forces au sol ont confirmé que plus de 35 Tigres avaient été tués lors des représailles», a poursuivi le ministère dans un communiqué. Les LTTE, qui réclament une large autonomie pour le Nord-est du pays peuplé en majorité de Tamouls, n’avaient pas réagi.
Ces combats font suite à quatre jours de bombardements aériens de positions présumées tenues par les rebelles dans la région de Trincomalee pour le contrôle d’un canal d’irrigation. Le ministère de la Défense a expliqué avoir mené cette offensive afin de mettre fin à un blocus du canal de Maavilaru que les rebelles auraient imposé, privant d’eau des milliers de paysans.
Il a affirmé avoir pris le contrôle de l’écluse lundi après-midi après un échange intense de tirs de mortiers avec les rebelles.
«L’armée du Sri Lanka a commencé lundi matin à déployer des troupes au sol depuis deux bases vers l’écluse de Maavilaru», a affirmé pour sa part le site Internet proche des rebelles.
«Les soldats de l’armée srilankaise ont été vaincus par les Tigres», ajoute le site.
Par ailleurs, dans la péninsule de Jaffna (Nord), quatre rebelles ont été tués dans des tirs de mortiers de l’armée. Les bombardements menés de mercredi à samedi ont fait au moins 15 morts parmi les rebelles, mais Colombo a affirmé qu’il ne s’agissait pas de la guerre.
Les LTTE ont déposé formellement plainte lundi contre les actions de l’armée dans le Nord-est sans exprimer leur intention de rompre le cessez-le-feu conclu en février 2002, selon la Mission de contrôle de la trêve au Sri Lanka (SLMM). «Ils ont dit que le gouvernement violait le cessez-le-feu mais ils n’ont pas l’intention de rompre l’accord de cessez-le-feu», a déclaré le porte-parole de la SLMM, l’Islandais Thorfinnur Omarsson.
Les violences des derniers mois l’ont mise particulièrement en danger avec plus de 900 morts depuis décembre. Plus de 60.000 personnes ont été tuées dans ce conflit depuis une trentaine d’années.

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