Agadir : Le secteur de la santé n’est plus en bonne santé

Agadir : Le secteur de la santé n’est plus en bonne santé

Le secteur de la santé affiche de grandes défaillances au niveau de la région du SMD. Un constat alarmant dans l’un des secteurs névralgiques pour la population. Certes, plusieurs programmes ont été mis en place ces derniers temps, mais les problèmes sont loin d’être résolus. Ressources humaines insuffisantes, demande qui dépasse la capacité, les problèmes sont légion et les rapports présentés dernièrement lors de la session extraordinaire du conseil régional sonnent le glas. La région dispose de neuf centres publics de dialyses mais ils sont loin de répondre à la demande des patients atteints d’insuffisance rénale. Par ailleurs, la zone de Chtouka Ait Baha et de Sidi Ifni ne dispose d’aucune infrastructure dans ce sens. Le nombre des patients bénéficiaires de la dialyse est de l’ordre de 497 au niveau de la région alors que le nombre des médecins au niveau des neuf centres est de 20. Par ailleurs, le nombre des patients sur la liste d’attente (pour la dialyse) ne cesse d’augmenter, passant ainsi de 87 en 2009 à 118 patients en 2010 au niveau d’Inzegane. Même constat au niveau de Tiznit où le nombre des patients inscrits sur la liste d’attente est passé de 43 personnes en 2008 à 55 en 2009 pour atteindre les 88 en 2010. Plusieurs handicaps sont pointés du doigt. Notons dans ce sens le manque d’infrastructures et l’insuffisance des ressources des centres déjà existants aussi bien humaines que matérielles, d’où le grand écart existant entre les services et les besoins des patients. Les solutions présentées dans ce sens proposent l’élargissement des centres déjà existants, la création de nouveaux ainsi que l’achat des services du secteur privé. Les données de la région en matière de santé sont loin d’être satisfaisantes. Rappelons que pour une population de 3,4 millions, dont 40,8% dans le monde rural et 59,2% dans le milieu urbain, la région ne dispose que de 13 hôpitaux publics (10 hôpitaux généraux et 3 autres spécialisés). Notons que la capacité litière des hôpitaux publics au niveau de la région est de l’ordre de 2.085, soit un lit pour plus de 1.315 personnes. Pour rappel, le nombre des ambulances au niveau de la région ne dépasse guère les 251 (ambulances des communes, du ministère de la santé et du secteur privé). Parmi les solutions proposées pour remédier à cette situation, on note l’urgence de mettre en place un comité de médecins spécialisés pour voir de plus près les problèmes causés par la transplantation des reins artificiels et des complications que connaissent certains bénéficiaires. Par ailleurs, la plupart des intervenants lors de cette réunion ont également souligné l’importance non seulement de renforcer les moyens de transport hospitaliers mais aussi d’équiper les ambulances déjà existantes. Une autre demandé a été formulée dans le même cadre. Il s’agit de réparer les différents appareils en panne. Ceci étant, l’équipement des hôpitaux en scanner est devenu une urgence. Les indicateurs du secteur au niveau de la région sont loin d’être satisfaisants. Une stratégie de redressement est désormais obligatoire.

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