Education : Un chantier de règne

Education : Un chantier de règne

Pour une réforme substantielle de ce secteur vital

La vision stratégique 2015-2030 a pour finalité d’asseoir une école nouvelle portée par trois grands fondements : l’équité et l’égalité des  chances, la qualité pour tous et la promotion de l’individu et la société.

L’enseignement est devenu aujourd’hui pratiquement la priorité numéro un au Maroc. Le Souverain accorde un intérêt particulier à ce secteur stratégique. En dépit des résultats honorables dans certaines écoles ou classes, le rendement du système éducatif d’une manière générale reste en deçà des attentes. Et ce, malgré les efforts financiers consentis par le pays.

En effet, plusieurs études ont pointé du doigt les carences de l’école publique.
De nombreux écoliers n’arrivent pas à maîtriser les langues et les mathématiques après des années passées sur les bancs de l’école. Alors le Maroc a décidé d’agir. Dans ce sens, le discours royal prononcé à l’occasion de la Fête du Trône en 2015 offre une véritable feuille de route pour l’enseignement. «Dans le contexte des réformes que Nous mettons en œuvre au service du citoyen, la réforme de l’enseignement est à la base du développement.

Elle est la clef de l’ouverture et de la promotion sociale, le gage de protection de l’individu et de la collectivité contre les fléaux de l’ignorance et de la pauvreté, et les démons de l’extrémisme et de l’ostracisme. Voilà pourquoi Nous n’avons de cesse de plaider pour une réforme substantielle de ce secteur vital, de sorte à réhabiliter l’école marocaine et à la rendre apte à remplir comme il se doit la mission qui est la sienne en matière d’éducation et de développement», avait affirmé le Souverain. «Il faut faire preuve de sérieux et de réalisme, et s’adresser aux Marocains en toute franchise en leur demandant : pourquoi sont-ils si nombreux à inscrire leurs enfants dans les établissements des missions étrangères et les écoles privées, malgré leurs coûts exorbitants?», s’était interrogé SM le Roi.

«La réponse est claire : c’est parce qu’ils cherchent un enseignement ouvert et de qualité, fondé sur l’esprit critique et l’apprentissage des langues, un enseignement qui permette à leurs enfants d’accéder au marché du travail et de s’insérer dans la vie active», avait ajouté le Souverain. Depuis ce discours les choses se sont accélérées. Le Maroc travaille aujourd’hui selon une vision stratégique. En effet, le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) a mené de larges consultations nationales et régionales, en vue de la préparation de la vision stratégique.
Ces consultations ont concerné les divers acteurs du système éducatif, les apprenants, les responsables et les experts. Elles ont concerné aussi les différentes sensibilités politiques, syndicales et professionnelles ainsi que les composantes de la société civile.
La finalité était d’impliquer tous ceux qui pouvaient et voulaient participer à cet «examen de conscience» collectif, initié par la plus haute autorité de l’État à propos de la réalité de l’école et de son devenir. La vision stratégique s’étend sur la période 2015-2030 qui a été subdivisée en court, moyen et long termes. Elle a ciblé les cohortes actuelles et celles à venir. Selon les responsables, c’est une période suffisante pour obtenir des résultats significatifs, faire des évaluations fiables et améliorer durablement la qualité de l’école. Cette vision est fondée sur les constantes constitutionnelles de la Nation marocaine : la religion musulmane, l’intégrité territoriale, la monarchie constitutionnelle, le choix démocratique, l’identité marocaine unifiée dans la diversité de ses composantes, ouverte sur le monde et mue par les valeurs de la modération et de la tolérance, et la juste corrélation entre le sens de l’appartenance et celui du dialogue des cultures et des civilisations.
Elle a pour finalité d’asseoir une école nouvelle portée par trois grands fondements : l’équité et l’égalité des chances, la qualité pour tous et la promotion de l’individu et la société. Pour cela, elle vise à renforcer les acquis, proposer des solutions pour les questions transversales en suspend et opérer les coupures nécessaires.

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