Les Olympiques frappent fort

La sélection nationale olympique a réussi son premier test sur le chemin d’Athènes 2004. Dans leur première rencontre des éliminatoires des Jeux Olympiques, les poulains de Mustapha Madih ont frappé fort. Ils n’ont laissé aucune chance à une équipe olympique éthiopienne, venue à Rabat avec le même objectif : bien entamer le parcours des qualifications. Mais les Marocains en ont décidé autrement. Ce dernier, qui partaient favoris sur le papier, ont confirmé cet avantage dimanche après-midi sur la pelouse du complexe sportif Moulay Abdellah. A quatre reprises, ils ont visité la lucarne de leur adversaire qui n’a pu faire de même. Et le score aurait pu être beaucoup plus lourd si ce n’est la précipitation de certains joueurs et le manque de concentration des autres. D’entrée de jeu, les nationaux ont annoncé la couleur. Deux minutes à peine après le début de la rencontre, les Marocains ont inscrits un but qui leur sera refusé par l’Egyptien Abdelfettah Issam Eddine, pour cause d’hors-jeu. Passé le premier moment de déception, ils ont pris d’assaut le carré adverse. A la 11ème minutes, le but inscrit par Merouane Chemmakh était bien valable. Quatre minute plus tard, Oussama Souidi a réussi à doubler la mise pour le plus grand plaisir des spectateurs, très peu nombreux, il faut le dire, qui étaient présents au stade cet après-midi-là. Le reste de la première mi-temps s’est joué dans une seule moitié du terrain. Le ballon n’avait qu’une seule direction, celle de la lucarne éthiopienne. Cependant, les différentes attaques des olympiques marocains n’ont pu aboutir. De retour des vestiaires, les Ethiopiens se sont montrés plus entreprenants. Moins timides, ils ont même réussi à inquiéter sérieusement le keeper du Mouloudia d’Oujda, Omar Charef. Mais la star incontestable de cette seconde période de jeu n’est autre que l’attaquant du club italien Peruggia, Jamal Allioui, auteur d’un doublé, à la 65ème et 79ème minutes de jeu. Ainsi menés, les Ethiopiens n’ont pas profité du restant de cette mi-temps, qui s’est jouée sous la pluie. L’arbitre égyptien a donc sifflé la fin de la rencontre alors que le tableau affichait quatre buts à zéro. Les trois points récoltés dimanche à rabat ont permis aux poulains de Mustapha Madih de s’installer dans le fauteuil de leader du groupe C, ex æquo avec l’Angola, vainqueurs le week-end dernier également de l’Ouganda par deux buts à un. Les Marocains doivent leur première position à un goal-average qui leur est favorable. Dimanche, la victoire est certes importante, mais elle est loin d’être suffisante surtout que le parcours des éliminatoires ne fait que commencer. Cinq autres rendez-vous figurent sur l’agenda de la sélection olympique nationale. Cette dernière se déplacera les 20 et 21 décembre prochain pour affronter l’Angola dans un match qui s’annonce explosif, l’enjeu étant de faire cavalier seul en haut du tableau. Quinze jours plus tard, les olympiques essayeront de dépasser un nouvel obstacle sur le chemin d’Athènes. Les 4 ou 5 janvier, ils seront en Ouganda. Une équipe qu’ils recevront les 21 ou 22 février au Maroc. Vers la moitié du mois de mars, la sélection nationale olympique se déplacera en Ethiopie. Le dernier match dans le cadre de ce groupe C se jouera à domicile et opposera les olympiques à leurs homologues angolais. Mais la difficulté de ces rencontres n’est pas uniquement en rapport avec les équipes contre qui les poulains de Mustapha Madih sont en concurrence. Le véritable défi qui se dresse actuellement devant ce dernier est de pouvoir former un groupe sans trop se baser sur les professionnels évoluant en championnats français, et qui forment actuellement l’ossature de l’équipe olympique. L’affaire de Moncef Zerka, que son club AS Nancy-Lorraine a refusé de libérer, estimant que les rencontres comptant pour les éliminatoires zone Afrique des J.O. ne sont pas programmées dans des dates de la FIFA. L’affaire a d’ailleurs été portée par la FRMF devant la CAF et la FIFA. Cette dernière a statué en faveur du club français. Cette situation n’étant pas prête à changer dans les quelques mois à venir, Mustapha Madih devrait vite trouver une solution de rechange, d’autant plus que tous les autres internationaux évoluant en France sont concernés.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *