Réactions

Mohamed Yatim, SG de l’UNTM : «Les services de la CNSS se sont améliorés»

Le secrétaire général de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), Mohamed Yatim, affirme qu’il est de l’intérêt de tous que le champ de couverture de la CNSS soit élargi. «D’une manière générale, les services de la CNSS se sont améliorés. Certes les employés jugent toujours que le taux de remboursement est bas, mais je pense qu’il n’y a plus de grande différence entre les services de la CNSS et ceux des assureurs privés. En plus, à mon avis, plus le champ de couverture de la CNSS est élargi, plus ses services seront plus satisfaisants et plus efficaces. Par contre, l’effritement des organismes d’assurance ne profite pas aux employés», explique M. Yatim.

Abderrahmane Azzouzi, SG de la FDT : «Chacun a le droit de défendre ses intérêts»

Abderrahmane Azzouzi, secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), affirme que son syndicat défend les intérêts des salariés quelle que soit la position des entreprises à propos de la couverture médicale. «Il est vrai que les entreprises souhaitent maintenir la couverture médicale actuelle. Elles estiment que les services de la CNSS ne leur profitent pas. C’est leur droit légitime. Chacun a le droit de défendre ses intérêts. Pour nous, par ailleurs, ce qui nous intéresse c’est l’avis des salariés. Il est de notre devoir de recueillir l’avis des salariés à propos de la couverture médicale qui leur paraît la plus satisfaisante, et de la défendre», explique M. Azzouzi.

Miloudi Moukharik, secrétaire national de l’UMT : «Le basculement  vers l’AMO ne se fera que si ses prestations sont améliorées»

«Le passage vers l’AMO n’est pas obligatoire comme le prétendent les entreprises. Ce basculement est soumis à une condition. La loi sur l’AMO, qui est entrée en vigueur en 2006, explique que le passage vers l’AMO se fera dans un délai de cinq ans renouvelables. Renouvelable, parce que l’article 114 de cette loi stipule que le passage d’un assuré vers l’AMO ne se fera que si les services fournis par cet organisme sont en deçà des services dont l’assuré bénéficiait. Ainsi, le basculement vers l’AMO ne se fera que si ses prestations médicales sont améliorées. L’UMT a veillé, lors de la rédaction de l’article 114 de la loi sur l’AMO, à ce qu’il soit rédigé de manière à protéger les intérêts des salariés», affirme Miloudi Moukharik, secrétaire national de l’Union marocaine du travail (UMT).

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