Jean-Pierre Morlans : «Les chantiers de la FRMF avancent lentement, mais sûrement»

Jean-Pierre Morlans : «Les chantiers de la FRMF avancent lentement, mais sûrement»

ALM : La FRMF vous a confié le poste de directeur technique national, quel bilan faites-vous pour cette mission?
Jean-pierre Morlans : C’est un bilan assez satisfaisant dans la mesure où les actions avec les priorités fixées sont en cour,s à savoir création d’un championnat national Cadet-Junior satisfaisant par le nombre de matches et qui demande seulement quelques aménagements, le développement d’une politique de sélections des jeunes amplifiée avec Pim Verbeek et son équipe. A ceci s’ajoutent également le développement du plan de formation des entraîneurs (Plus de 600 Licences CAF) : Licences D, C, B, Futsal, gardiens de but… l’ étude de la mise en place des centres de formation et formation de l’encadrement ; c’est le sujet le plus délicat.

Comment évaluez-vous l’état d’avancement des différents chantiers ouverts par la FRMF dans le cadre de la stratégie globale de restructuration du football national?
Les différents chantiers de la FRMF avancent lentement, mais sûrement, tant ils sont nombreux et complexes, comme par exemple le financement du football national, la professionnalisation des clubs, les textes réglementaires, etc. Mais ces deux derniers éléments ont bien avancé.

Comment expliquez-vous la différence entre Eric Gerets et l’ancien sélectionneur national Roger Lemerre ?
Pourquoi deux hommes sont-ils différents par leur vécu, leur sensibilité et leur fonctionnement ? C’est le cas de tous les hommes et de tous les sélectionneurs qui sont tout d’abord des hommes. La différence entre les sélectionneurs c’est qu’ils sont liés aux résultats, et à l’interprétation que l’on en fait.

À votre avis, pourquoi plusieurs pays arabes font appel aux expériences des sélectionneurs européens ?
Sans doute parce qu’ils ont une expérience et une pratique régulière des compétitions de haut  niveau dans leurs championnats respectifs et leurs sélections. Peut-être aussi parce qu’on dit que « nul n’est prophète dans son pays ». Ceci s’estompera avec le temps surtout si les formations d’entraîneurs se développent dans tous les pays du monde arabe.

Que pensez-vous du nouveau championnat professionnel?
On ne peut pas évaluer le nouveau championnat professionnel avant un temps de fonctionnement. Mais le championnat actuel est en progression, si on en juge par rapport aux résultats dans les compétitions africaines. La professionnalisation, à tous les niveaux, et l’instauration de la formation doivent permettre de donner au football marocain tout l’éclat qu’il mérite.

Est-ce que les clubs marocains sont fin prêts pour intégrer le professionnalisme?
Que tous soient prêts avec tous les «ingrédients» non !. Mais tous ont la volonté puisqu’ils ont réussi à répondre au cahier des charges qui leur a été demandé. Si cette volonté est liée à un «état d’esprit» professionnel à tous les échelons du club et de son environnement, la réussite sera au bout. Mais il faut de la patience, de la persévérance et répétons le, un «état d’esprit de professionnel».

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