A la découverte du pop art marocain avec Hassan Hajjaj

A la découverte du pop art marocain avec Hassan Hajjaj

Les amateurs de pop art marocain pourront découvrir l’univers de Hassan Hajjaj, cet artiste très reconnu à l’étranger jusqu’au 15 décembre  au nouvel espace de Matisse Art Gallery à Casablanca . Cette exposition s’intitule «1430 in Casa». Et le titre de l’exposition reflète parfaitement l’emprunt de Hassan Hajjaj aux différentes cultures qui sont les siennes : l’an 1430 réfère au calendrier islamique, «in Casa» peut aussi bien signifier à Casablanca, que, à la maison par rapport à «Casa» en espagnol. Ainsi Hassan Hajjaj montre son chez-lui, le Maroc tel qu’il le voit à travers son regard d’Occidental, le regard qu’il a forgé en vivant à Londres depuis qu’il a 14 ans, mais aussi le Maroc tel qu’il le voit à travers ses souvenirs d’enfance et son regard d’Oriental qu’il a toujours conservé. Cet artiste, natif de Larache en 1961, qui vit et travaille actuellement entre Londres et Marrakech fait ressurgir dans ses photos les couleurs joyeuses et l’énergie positive d’un Maroc alliant modernité et tradition. Les modèles de Hassan Hajjaj sont typiquement marocains, il s’agit de la femme ordinaire avec sa djellaba, ses babouches, son caftan, l’artiste gnaoui avec son accoutrement et son fameux tarbouche, la «nakacha» (femme qui fait les tatouages au henné) de la place Jamaa El Fna avec son haïk… Hassan Hajjaj fait de ces personnages de véritables «rock star». Et en parlant de rock star, il y en a une véritable, notamment Zahra Hindi, la chanteuse folk d’origine marocaine qui joue volontiers au modèle face à l’objectif de l’artiste. «Hassan Hajjaj, empruntant aux différentes cultures qui sont les siennes, utilise des stéréotypes picturaux tels que les odalisques ou les images de marque avec leurs logos-cultes. C’est avec audace qu’il assemble et oppose éléments orientaux et occidentaux, pour créer un univers riche et séduisant personnel et universel», indique au sujet de l’artiste le critique Zahed Sultan. Par ailleurs, on ne peut pas parler du travail de Hassan Hajjj sans évoquer le soin qu’il apporte à l’encadrement de ses photos et qui rappelle, le degré de finition dans la répétition des motifs de l’art du zellige. «C’est pour Hassan Hajjaj une extension de son terrain de jeu où il s’amuse à conforter les codes et les usages», explique Zahed Sultan. Parallèlement à son travail photographique, Hassan développe «Le Salon» un type d’installation où il cherche à mettre en scène une interaction sociale.
Ces installations prennent forme dans des galeries, des musées, il est également l’auteur de la déco de l’Andy Wahloo à Paris.

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