Il plumait les rêveurs de l’eldorado

Comme s’il devenat coutumier de la prison. Une fois relâché après avoir purgé une peine d’un an de prison ferme, Najib n’a pas hésité de reprendre son activité louche. Il a trente-huit ans et pourtant il est encore célibataire et semble ne pas penser au mariage. Sinon, pourquoi continue-t-il a arpenter le chemin de l’escroquerie ? Ce jeune homme issu de la ville Khouribga a rencontré un jeune rêveur de l’Eldorado dans un café au Hay Hassani. Il a engagé avec lui une conversation qui finit par convaincre la victime que Najib est une personne qui entretient de bonnes et importantes relations avec des gens qui facilitent l’obtention des contrats de travail et des visas contre des sommes d’argent allant de vingt à cinquante mille dirhams. De bouche à oreille, Najib arrive à avoir une dizaine de clients qui l’ont cru. Ils lui ont délivré des dossiers contenant des documents, tels les photocopies de la carte d’identité nationale, du passeport et de travail, l’attestation de salaire de la dernière entreprise où le candidat avait travaillé et l’attestation scolaire ainsi que d’autres documents, sans oublier une enveloppe renfermant la somme exigée. Seulement, une fois l’argent empoché, Najib ne donne plus signe de vie à ses victimes qui continuent leurs recherches et qui finissent par déposer plainte pour laisser la police faire son boulot. Les limiers de la police judiciaire ne l’ont pas raté cette fois-ci au moment où il recevait les documents et une enveloppe qui renfermait une somme de trente mille dirhams. Arrêté, il a tenté au départ de nier les charges retenues contre lui. Seulement, aussi bien ses victimes que son antécédent judiciaire ne lui ont pas laissé l’occasion convenable pour se disculper. Un procès-verbal a été dressé; il a été conduit devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Casablanca-Anfa poursuivi pour escroquerie avec récidive. Certes, il a tenté une fois encore de nier, devant le tribunal, l’accusation qui lui a été attribuée. Mais les témoignages des victimes étaient tranchantes pour qu’il soit jugé coupable et condamné à 18 mois de prison ferme et une amende de 2 mille dirhams.

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