Maria Bichra : «Je suis engagée pour aider les jeunes mamans»

Maria Bichra : «Je suis engagée pour aider les jeunes mamans»


ALM : Présentez-nous le concept du Club des mamans ?
Maria Bichra : Le Club des mamans, est une première au Maroc. C’est une occasion pour fêter la femme enceinte. Nous avons choisi d’établir pour l’année 2009, trois tables rondes dont la première aura lieu 13 juin à Casablanca. Les réunions ont pour objectif de former et d’accompagner les mamans durant la grossesse et la maternité. Ces formations gratuites seront dispensées par des professionnels de la santé en l’occurrence des gynécologues et des pédiatres qui répondront à toutes les questions des femmes présentes. Pour la première édition, nous avons invité environ 80 femmes dont 90% sont enceintes et 10% viennent de mettre au monde leurs bébés. Nous débattrons de deux thèmes, qui s’étendront tout au long de l’année 2009,  à savoir la contraception post-partum (après l’accouchement) et la vaccination. De même, nous aurons sur place des stands institutionnels pour initier les femmes à l’utilité de l’eau pendant et après la grossesse ainsi qu’aux bienfaits de l’allaitement maternel. Cette première édition connaîtra la participation effective de la délégation régionale du ministère de la Santé.
 
Comment est née l’idée de créer ce club ?
Pendant la grossesse, les femmes sont très curieuses et posent beaucoup de questions. Pour apaiser leur soif, elles vont chercher les informations sur les sites Internet ou bien dans des ouvrages. Cependant, le Maroc ne dispose pas de références en la matière. Le seul guide dont nous disposions est «J’attends un enfant. J’élève mon enfant» de Laurence Pernoud. Or, cet ouvrage n’est pas à la portée de toutes les futures mamans. Étant passée par cette étape, j’ai souffert comme la plupart des femmes marocaines de ce vide d’information. Après mon accouchement, je n’étais pas initiée aux gestes primaires pour pouvoir prendre soin convenablement de mon bébé. L’expérience pénible que j’ai subie lors de mon premier accouchement m’a permis de rectifier le tir lors de la deuxième grossesse. Ainsi, c’est grâce à mon fils aîné que je me suis engagée pour aider les mamans du Maroc.  Mon enfant m’a initiée à l’idée d’élaborer un guide pour les parents auquel il a attribué le titre de «Planète maman-bébé». Planète maman-bébé est depuis plus de 7 ans le premier manuel à parvenir gratuitement chez les jeunes parents et à remplir la mission de prévention et d’information. Depuis 2002, nous sommes passés de 10.000 publications à 30.000 distribuées aux gynécologues et aux pédiatres. Aujourd’hui, nous voulons étendre nos activités. Et ce par la mise en place du Club des mamans et la conception du site Internet (www. Planetemamanbebe.com). L’intérêt étant de faire de cette action une utilité publique, à l’instar des pays européens. 

Vous ciblez une catégorie particulière de femmes. Expliquez- nous ce choix ?
Le choix des femmes lettrées n’est pas fortuit. Ces femmes souffrent du manque d’initiation. Lors de l’accouchement, elles se heurtent à une autre réalité.  étant occupées, leurs mamans ne les assistent ni pendant leurs grossesses ni durant la période de maternité. Ces femmes (médecins, cadres ou autres) ont besoin d’information et d’encadrement. Contrairement aux femmes rurales ou celles issues du milieu populaire, ces personnes disposent de plusieurs avantages. D’une part, les liens familiaux sont solides. Les futures mamans, dans ce cas là, sont entourées de toutes les femmes de sa famille qui sont prêtes à s’occuper d’elles et de son enfant. De même, les dispensaires étatiques disposent d’une structure extraordinaire qui permet aux femmes d’assouvir leur curiosité et de bénéficier de toutes les formations primaires relatives à la grossesse et à la maternité.

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